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Chiffres 5 min de lecture

Sur Google, le patient appelle — il ne clique pas

Nous avons regardé ce que font réellement les patients devant la fiche Google d'une infirmière libérale. Sur 48 cabinets et 8 376 vues en un mois, le résultat est net : ils appellent deux fois plus souvent qu'ils ne consultent le site.

Ce que nous avons mesuré

Les fiches Google Business remontent trois chiffres : combien de fois la fiche a été vue, combien de fois le bouton « Appeler » a été utilisé, et combien de fois le lien vers le site a été suivi. Ces données existent pour chaque praticienne, mais personne ne les regarde à l'échelle d'un ensemble de cabinets.

Nous l'avons fait sur les cabinets infirmiers dont nous hébergeons le site, sur une fenêtre de 30 jours arrêtée au 21 octobre 2026. Quarante-huit cabinets avaient des statistiques à jour sur cette période.

Le résultat

667 appels pour 340 clics. Devant une fiche Google d'infirmière libérale, le patient décroche son téléphone près de deux fois plus souvent qu'il n'ouvre le site.

Sur 30 jours, 48 cabinetsTotalMédiane par cabinet
Vues de la fiche8 376134
Appels depuis la fiche6677
Clics vers le site340—

Rapporté aux vues : 8,0 % se terminent par un appel, 4,1 % par une visite du site. Et ce n'est pas l'effet d'un ou deux cabinets atypiques — 32 cabinets sur 48, soit deux tiers, reçoivent plus d'appels que de clics.

Les écarts entre cabinets sont considérables

La moyenne est de 174 vues par cabinet et par mois, mais la médiane n'est que de 134 : quelques fiches très consultées tirent la moyenne vers le haut. Le cabinet le moins vu a reçu 53 vues sur le mois, le plus vu 873 — un facteur seize entre les deux.

Sept cabinets sur quarante-huit n'ont reçu aucun appel sur la période. Aucun, en revanche, n'est resté sans aucune vue : la fiche est regardée, c'est le passage à l'action qui varie.

Ce que ça veut dire concrètement

Le téléphone reste le premier réflexe du patient, loin devant le site. Pour une infirmière en tournée, ça signifie que l'essentiel des sollicitations arrive par l'appareil le plus difficile à décrocher au moment où il sonne : en soin, en voiture, chez un patient.

Ça ne veut pas dire que le site ne sert à rien. Les 340 clics du mois sont des personnes qui ont voulu en savoir plus avant de contacter le cabinet. Mais ça situe correctement son rôle : le site ne remplace pas le téléphone, il répond aux questions qui, sinon, deviendraient des appels — les communes desservies, les horaires, les soins pris en charge, la façon de faire une demande.

Méthodologie et limites

Les chiffres sont agrégés et anonymisés : aucun cabinet n'est identifiable et nous ne publions aucune donnée individuelle. Ils proviennent de l'API Google Business Profile, rafraîchie chaque nuit, sur la fenêtre glissante de 30 jours qu'elle expose.

Trois limites à garder en tête. L'échantillon est de 48 cabinets : suffisant pour un ordre de grandeur, pas pour une statistique nationale. Tous sont des cabinets infirmiers dont le site est hébergé chez nous, ce qui n'est pas un tirage au hasard. Enfin, le remplissage de la fiche n'explique pas à lui seul ces écarts : l'ancienneté de la fiche, la taille de la commune et le nombre de confrères alentour jouent aussi.

Nous republierons ces chiffres à mesure que l'échantillon grandira.

Votre fiche Google et votre site, à jour ensemble

Les communes desservies, les horaires, les soins : les informations que les patients cherchent avant d'appeler.

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